amélie cabocel
Elle grandit dans les montagnes vosgiennes, puis s’installe à Paris pour ses études en Anthropologie à l’EHESS, qu’elle mène en parallèle à un Master en Photographie et art contemporain à l’Université de Paris 8. Aujourd’hui, elle vit à Marseille.

Amélie développe une recherche autour des corps et du corps social. Sa démarche se situe à l’intersection entre images fixes, images en mouvement et son. Elle s’appuie sur une approche documentaire proposant d’autres imaginaires et représentations, d’autres possibles, plaçant la visibilité de récits queer et minoritaires en son centre. Ouvrir des espaces d’expression et de création collective est au cœur de sa pratique.

Amélie a notamment travaillé sur la série photographique Les 7 familles de 2010 à 2013 visibilisant les familles dites homoparentales en Europe et suivant les changements historiques en terme d’accès aux droits de ces familles.

Elle a aussi réalisé en 2019 le long-métrage documentaire, Les Blanches Terres produit par Ana Films, autour de la représentation de corps âgés et de l’invisibilité de ceux-ci dans les images courantes, d’autant plus lorsque l’on parle de personnes vivant en milieu rural.

La démarche d’Amélie Cabocel s’apparente à la création d’archives vivantes, puisqu’elle s’intéresse à des récits encore peu visibilisés. Elle participe d’ailleurs, à ce titre, au recueil d’archives orales (sonores et vidéos) avec le Centre d’Archives LGBTQI+ à Paris et Mémoire des sexualités à Marseille.

Son travail a vu le jour au sein de résidences (Casa Tres Patios, Medellín ; De l’écriture à l’image, Saint-Quirin ; Le Lavoir Numérique, Gentilly), a été diffusé dans des festivals (Dok Leipzig ; Les Instants vidéo, Marseille ; Tempo Documentary Festival, Stockholm) et des expositions (Mois de la Photo du Grand Paris ; Stimultania, Strasbourg ; Maison de la photographie Robert Doisneau, Gentilly ; Centro de Arte Contemporáneo, Quito).
julien munschy
Formé au cinéma, il écrit et réalise son premier court métrage de fiction Quercus, produit par le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques) avec le soutien du CNC. Le film suit un jeune garçon autiste qui quitte son foyer et se laisse happer par la puissance des paysages peints par Gustave Courbet, dans un glissement entre réalité et imaginaire.

Il poursuit cette recherche entre corps et nature abrupte lors de plusieurs résidences dans le Doubs, au Manoir de Mouthier-Haute-Pierre. Il réalise Captivité, Myosis et Résurgences, trois installations vidéos qui mettent en tension des présences humaines dans des environnements indomptés, entre charge poétique et politique.

En 2022, julien conçoit une installation vidéo d’une durée de plus de trois heures pour l’opéra La Flûte enchantée, mis en scène par Maria Kwaschik en Autriche. Les vidéos, projetées sur plusieurs toiles réparties dans l’espace scénique, viennent dialoguer avec les chanteur·ses et les décors.

Son engagement dans les archives communautaires et minoritaires transforme profondément son processus de création. Chaque projet débute par des dispositifs ouverts (ateliers, repérages, entretiens) dans lesquels les personnes concernées peuvent choisir la manière dont elles souhaitent apparaître, témoigner, ou se réapproprier leur récit.

En 2024, julien réalise En Proie (Prey To Me), forme hybride entre photographie, installation et  documentaire, tourné en trois jours et trois nuits dans une maison victorienne et sur les plages de galets de Dungeness, en Angleterre – là où Derek Jarman a vécu ses dernières années. Deux hommes, amants, se livrent à une conversation intime sur leurs pratiques sexuelles, leurs vulnérabilités, leurs désirs. Le film est sélectionné dans une dizaine de festivals internationaux dont Chéries-Chéris (Paris, 2024).

En plus de son travail de réalisation, julien munschy a monté plus d'un dizaine de documentaires (cinéma et télévision) et a travaillé dans plusieurs opéras en Europe sur la création de vidéos intégrées à la mise en scène.
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